Mes élucubrations
voici quelques poemes,au gré de mon inspiration qui n'est pas toujours fertile.Bonne lecture!

Thèmes

amis amour annonce araignee automne belle bleu bonne bonsoir carnaval chez chiens

Rechercher
Derniers commentaires

beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. une belle découverte et un enchantement.n 'hésitez pas à
Par angelilie, le 28.05.2017

c'est un peu triste, mais j'aime beaucoup ! http://clitori a.centerblog.n et
Par clitoria, le 05.12.2016

bises affectueuses, où que tu sois.http://ba bayaga.centerb log.net
Par babayaga, le 16.01.2013

je vois que tu n'es pas repassée ici depuis un moment; je te souhaite de bonnes fêtes, bises, baba.http://ba b
Par baba, le 23.12.2012

j'aime tes textes, je te l'ai déjà dit; j'aimerais écrire un texte avec toi, est-ce que ça te tente? http://
Par babayaga, le 07.12.2012

Voir plus

Articles les plus lus

· Rencontre
· Refuge
· Radiation
· Les hotesses
· Un brin de chèvrefeuille

· ode a Venise
· confusion
· le coeur oiseau
· Miroir d' outrages
· Salon directoire
· L'araignèe
· Petit logis
· transsubstantiation
· les doudous
· Exhortation

Voir plus 

Statistiques

Date de création : 14.08.2012
Dernière mise à jour : 06.12.2012
44 articles


ascension

Publié le 06/12/2012 à 08:34 par monque Tags : coeur vie nuit

Par ma fenetre sans rideau

je vois la nuit

douce et profonde comme une eau

qui m' engloutit

mais dans l'espace où je m'en vais

je ne vois rien

je suis une ame dispersée

sans toit ni lien

 

Au nèant de l'éternitè

je me dissous

n'etre plus ou avoir èté

ou etre tout

qu'importe pourvu que je sois

le vide impassible

ni bonheur ni chagrin ni foi

juste l'indicible

 

Flotter encore, flotter toujours

éternellement solitaire

dans l'infini du non retour

et survoler les mers

effleurer l'ame des glaciers

parcheminès de lune

respirer au coeur du brasier la cendre des urnes

 

Par ma fenetre sans rideau

l'aube m'appelle

mais sous le bat de son fardeau

mon corps chancelle

car ivre encore d'apesanteur

il se souvient

d'une autre vie, d'un autre ailleurs

dans les lointains 

 

 

L'autoroute

Publié le 23/11/2012 à 13:15 par monque Tags : mort

Mom corps fourbu errait au crépuscule dans une garrigue

sublimement embaumèe.

Mon corps suant titubait en chavirant d'adoration contre le

tronc des cèdres et des pins, se frottant à leur écorce sèche

et s'y limant la peau jusqu'à l'ècorchure, lorsque soudain,

à l'horizon des cimes, le vrombissement sourd d'une autoroute

èpileptique, lacet vènéneux, serpentant sous l'indiffèrence céleste

dissipa mon orgasme forestier

Une procession sans queue ni tete ponctuée de rugissements et de

grincements, puis soudain une convulsion macabre dégueulant

du rouge et du noir

la mort  vengeresse d'un rythme violé

bascule

Publié le 23/11/2012 à 10:15 par monque Tags : bleu homme

J' ai vu  briller sous la casquette

un oeil bleu lucide et glacé

qui observait à la sauvette

quelque Venus à dèflorer

 

Cet oeil perfide ne me plut point

non plus que ces lèvres cyniques

promptes à cracher si besoin

des vocables pornographiques

 

La foule allait nonchalemment

sous la canicule estivale

je cherchais un nouvel amant

le mien s'étant mis en cavale

 

A l'ombre d'un vieux parasol

je décidai de prendre un pot

puis je courus à l'entresol

où siègeaient les trones royaux

 

Lorsque je revins à ma table

un homme y était accoudée

et je reconnus l'exécrable

oeil du malin, qui me fixait

 

Alors soulevant sa casquette

le malin me fit un salut

et me tendit une chainette

qu'avec stupeur je reconnus

 

" Vous l'aviez oubliée en bas

je savais qu'elle ètait à vous"

me dit il d'un air dèlicat

Il fut mon amant. Voilà tout

 

cauchemar

Publié le 19/11/2012 à 11:40 par monque Tags : nuit coeur tendresse amour dieu horreur moi papillon

J'ai glissé dans la nuit sur des larmes de sang

et tandis que mon corps gisait au bas ètage

mon regard contemplait les ravages du temps

sur cette chair broyée par les pignons de l'age

 

Ma tete se dressait perchée sur son moignon

en suppliant le ciel de nous porter secours

et je crus entrevoir du divin maquignon

un coeur aurèolé de tendresse et d'amour

 

Mais ce coeur n'était rien qu'un reflet du néant

un viscère impassible comme une éternité

et dont je ne retins que les ricanements

exsudat mortifère d'un dieu de cruauté

 

alors de mon cerveau liquèfié par l'horreur

des vers multicolores roulèrent en procession

vers ce corps  étetè qui soudain plein d'ardeurl

voleta jusqu'à moi tel un noir papillon

 

Et l'aube caressa mes paupières fatiguèes

j'entendis la colombe roucouler dans son nid

mes yeux s'ouvrirent enfin, au creux du cendrier

gisait les ailes ouvertes un papillon de nuit 

lucidité

Publié le 23/10/2012 à 13:47 par monque Tags : coeur vie nuit

que pourraisje faire d'autre que de m'écouter rire

en oubliant l'instant où je n'entendrai plus

les stidences avinées de ma gorge en dèlire

et les palpitations d'un coeur déja fourbu

que pourrais je faire d'autre qu'ècorcher le silence

en hurlant à la vie engloutie sous ses maux

m'enivrer de tumulte et de folles cadences

hystèrique à jamais avant le grand repos

que pourrais je faire d'autre qu'implorer le sommeil

qui chaque nuit s'étend sur mon corps ravagé

et de le supplier pour ne plus qu'il rèveille

la fillette en extase sous un ciel ètoilè

La mort du chien

Publié le 12/10/2012 à 11:42 par monque Tags : chiens

Etendu sur le flanc, les paupières mi closes

             ses membres sont inertes

son squelette s'agrippe au spectre de son corps

             de sa gueule entrouverte

pend un croc ravagè qui ressemble à de l'or

 

Encore là sur le flanc,maitre de cet empire

             qu'il s'était arrogè

au milieu des coussins où il faisait toilette

             après avoir ragè

et semè la terreur dans le clan des minettes

 

Toujours là, immobile, je palpe son grand front

             hier encore si chaud

je soulève sa tete, la retiens dans ma paume

             lui murmure quelques mots

que je dis en priant comme on rècite un psaume

 

A jamais sur le flanc, hote du lit profond

            d'une terre qu'il aimait

ressuscitera t il au paradis des chiens

            tel un loup apaisé

se souvenant de ceux qui pour lui furent humains

 

Dèmission

Publié le 09/10/2012 à 15:06 par monque

Au bazar des surprises

il y avait un destin

branché sur multiprises

je l'ai pris par la main

sur les sentiers déserts

dans l'antre des cités

j'ai rencontrè Prèvert

mais il m'a repoussée

             Refrain

Dansons la Carmagnole

la bete est à genoux

en cascade la gnole

la remettra debout

 

Le clair obscur des bois

et l'horizon des mers

les instants d'autrefois

qui palpitent et vous serrent

"Enfin, voici ma Muse

attrapons la au vol

mais d'un geste qui ruse

elle me cloue sur le sol

 

          Refrain

Dansons la Carmagnole

flanquè d'un chalumeau

incendions les bestioles

qui nous rongent les os

 

J' ai poursuivi ma route

avec un chevalet

pour imiter sans doute

l'Angélus de Millet

mais des fleuves d'ètoiles

ont inondé mes yeux

puis dèvasté la toile

de zébrures de feu

 

        Refrain

Dansons la Carmagnole

avec de vieux croutons

coupons les roubignolles

de tous les Francs maçons

 

J'ai frappè des tonneaux

massacré des ficelles

bavè dans des tuyaux

et pincè la gazelle

j'ai entonné des hymnes

sussurè des fadaises

pinaillé sur des rimes

aussi pauvres que niaises

 

            ALORS

Dansons la Carmagnole

vivent les dèbranchès

les ploucs les guignols

et les dèsanchantés

 

 

sombres poutres

Publié le 02/10/2012 à 14:53 par monque Tags : mort amour

Sombres poutres vos yeux m'enchantent et pourtant ils sont mortsts

mais on croirait qu'ils songent encore au grand arbre abattu

dont vous étiez la chair

Longs futs ècorchès vous recouvrez mon front comme le couvercle du cercueil

et mes doigts vous repoussent. En vain, vous vous acharnez et le poids de votre matière

dècompose la mienne en myriades d'ètincelles,

S' il n'y a rien là haut, tout ici est là, puisque vos yeux s'envoutent sur les miens

comme l'amour infini sur le cadavre que je vais offrir à l'oubli.

Sombres poutres je demeurerai solitaire

imaginant l'odeur de vos entrailles

lorsqu'elles bruissaient, gorgèes de sève

je demeurerai solitaire, ècoutant les miennes

se rebeller déja contre leur pourriture

 

STIGMATES

Publié le 30/09/2012 à 13:00 par monque Tags : fille sourire moi enfants coeur

j'ai dégueulé ma voix sur l'aile du silence

jeunes gens approchez, soulevez mes haillons

et ne conspuez pas le rosatre sillon

stigmate ignominieux de vos concupiscences

 

La lesbienne fuyait devant les militaires

mais ils la rattrapèrent au bord de l'ocèan

et sur son corps meurtri par tout un règiment

la fillette posa son visage aux yeux pairs

 

Le ciel a fécondè la souillure des entrailles

quand la négresse vint tordre de ses doigts noirs

le spectre silencieux aux flancs du reposoir

quand le spectre tomba dans la fosse d'émail

 

C'était l'aube sanglante de la Nativitè

les orphelins claquaient le couvercle des malles

et glissaient à pas lents sur la froidure des dalles

pour accorder leur coeur au souriré ètranger

 

J'ai revé que le pape descendait du bordel

sodomiquement double,et que son fondement

posait la sainte hostie sur des lèvres d'enfants

tandis que son phallus bènissait les fidèles

 

A relais des Grands Ducs un Arabe candide

demanda poliment qu'on lui serve à manger

vers une nappe blanche où des lueurs dansaient

confiant il esquissa une foulée timide

 

mais deux affreux larbins l'empoignèrent au collet

et l'arabe tira pour se porter secours

le sang partout semait des larmes de velours

et dèlicatement les chandelles mouraient

 

Boulevard des Italiens passaient les jeunes filles

monstrueusement belles au bras de leur maman

parfois je m'immisçais dans leurs appartements

afin d'y renifler le parfum des familles

 

A l'armée du salut l'eau trouble des veilleuses

rèpand sur les visages une moiteur d'ègout

assises au bord des lits, les vieillardes dénouent

leur baluchon rempli de choses mystèrieuses

 

J'ai dégueulè ma voix sur l'aile du silence

et je ne sais plus rien de ce qui s'est passè

mes seins tournent de l'oeil, avides d'eau glacè

ma voix se fait lointaine comme une transparence

 

Des désirs incertains m'enchainent à moi meme

dèlivrez moi du mal mais ne m'aveuglez pas

sur l'ocèan brumeux une barque s'en va

au hasard des courants, vers des ilots de peine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Clara

Publié le 28/09/2012 à 13:26 par monque Tags : horreur

Tu badines au dehors

mais tu pleures au dedans

et tes larmes, amphores

vieilles de cent mille ans

secrètement respirent

aux confins des tombeaux

de l'enfance et des rires

des rondes et des sabots

 

Aux quatre coins du mur

qui sont tes quatre doutes

tu fròles des ramures

des plages et des routes

par quel chemin s'enfuir

disent tes mains vacantes

qui peinent à  s'ouvrir

obstinément ballantes

 

Solitaire tu t'affolles

enchevetrèe d'horreur

tu invoques l'idole

le génie rèdempteur

qui expiera tes drames

et soufflera la lampe

sur l'obsèdante trame

qui te ronge les tempes

 

Tu fredonnes en riant

et contemples tes pieds

mais ton corps oscillant

se fait le balancier

d'une èternité molle

où se brisent des vagues

où flottent des corolles

des orgues et des bagues

 

Et tu t'endors sans souffle

transparente et pudique

et tes doigts amoureux

se nichent dans des creux

profonds comme des cryptes