Mes élucubrations
voici quelques poemes,au gré de mon inspiration qui n'est pas toujours fertile.Bonne lecture!
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Par angelilie, le 28.05.2017
c'est un peu triste, mais j'aime beaucoup ! http://clitori a.centerblog.n et
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Par babayaga, le 16.01.2013
je vois que tu n'es pas repassée ici depuis un moment; je te souhaite de bonnes fêtes, bises, baba.http://ba b
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j'aime tes textes, je te l'ai déjà dit; j'aimerais écrire un texte avec toi, est-ce que ça te tente?
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Par babayaga, le 07.12.2012
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Date de création : 14.08.2012
Dernière mise à jour :
06.12.2012
44 articles
Par ma fenetre sans rideau
je vois la nuit
douce et profonde comme une eau
qui m' engloutit
mais dans l'espace où je m'en vais
je ne vois rien
je suis une ame dispersée
sans toit ni lien
Au nèant de l'éternitè
je me dissous
n'etre plus ou avoir èté
ou etre tout
qu'importe pourvu que je sois
le vide impassible
ni bonheur ni chagrin ni foi
juste l'indicible
Flotter encore, flotter toujours
éternellement solitaire
dans l'infini du non retour
et survoler les mers
effleurer l'ame des glaciers
parcheminès de lune
respirer au coeur du brasier la cendre des urnes
Par ma fenetre sans rideau
l'aube m'appelle
mais sous le bat de son fardeau
mon corps chancelle
car ivre encore d'apesanteur
il se souvient
d'une autre vie, d'un autre ailleurs
dans les lointains
Mom corps fourbu errait au crépuscule dans une garrigue
sublimement embaumèe.
Mon corps suant titubait en chavirant d'adoration contre le
tronc des cèdres et des pins, se frottant à leur écorce sèche
et s'y limant la peau jusqu'à l'ècorchure, lorsque soudain,
à l'horizon des cimes, le vrombissement sourd d'une autoroute
èpileptique, lacet vènéneux, serpentant sous l'indiffèrence céleste
dissipa mon orgasme forestier
Une procession sans queue ni tete ponctuée de rugissements et de
grincements, puis soudain une convulsion macabre dégueulant
du rouge et du noir
la mort vengeresse d'un rythme violé
J' ai vu briller sous la casquette
un oeil bleu lucide et glacé
qui observait à la sauvette
quelque Venus à dèflorer
Cet oeil perfide ne me plut point
non plus que ces lèvres cyniques
promptes à cracher si besoin
des vocables pornographiques
La foule allait nonchalemment
sous la canicule estivale
je cherchais un nouvel amant
le mien s'étant mis en cavale
A l'ombre d'un vieux parasol
je décidai de prendre un pot
puis je courus à l'entresol
où siègeaient les trones royaux
Lorsque je revins à ma table
un homme y était accoudée
et je reconnus l'exécrable
oeil du malin, qui me fixait
Alors soulevant sa casquette
le malin me fit un salut
et me tendit une chainette
qu'avec stupeur je reconnus
" Vous l'aviez oubliée en bas
je savais qu'elle ètait à vous"
me dit il d'un air dèlicat
Il fut mon amant. Voilà tout
J'ai glissé dans la nuit sur des larmes de sang
et tandis que mon corps gisait au bas ètage
mon regard contemplait les ravages du temps
sur cette chair broyée par les pignons de l'age
Ma tete se dressait perchée sur son moignon
en suppliant le ciel de nous porter secours
et je crus entrevoir du divin maquignon
un coeur aurèolé de tendresse et d'amour
Mais ce coeur n'était rien qu'un reflet du néant
un viscère impassible comme une éternité
et dont je ne retins que les ricanements
exsudat mortifère d'un dieu de cruauté
alors de mon cerveau liquèfié par l'horreur
des vers multicolores roulèrent en procession
vers ce corps étetè qui soudain plein d'ardeurl
voleta jusqu'à moi tel un noir papillon
Et l'aube caressa mes paupières fatiguèes
j'entendis la colombe roucouler dans son nid
mes yeux s'ouvrirent enfin, au creux du cendrier
gisait les ailes ouvertes un papillon de nuit
que pourraisje faire d'autre que de m'écouter rire
en oubliant l'instant où je n'entendrai plus
les stidences avinées de ma gorge en dèlire
et les palpitations d'un coeur déja fourbu
que pourrais je faire d'autre qu'ècorcher le silence
en hurlant à la vie engloutie sous ses maux
m'enivrer de tumulte et de folles cadences
hystèrique à jamais avant le grand repos
que pourrais je faire d'autre qu'implorer le sommeil
qui chaque nuit s'étend sur mon corps ravagé
et de le supplier pour ne plus qu'il rèveille
la fillette en extase sous un ciel ètoilè
Etendu sur le flanc, les paupières mi closes
ses membres sont inertes
son squelette s'agrippe au spectre de son corps
de sa gueule entrouverte
pend un croc ravagè qui ressemble à de l'or
Encore là sur le flanc,maitre de cet empire
qu'il s'était arrogè
au milieu des coussins où il faisait toilette
après avoir ragè
et semè la terreur dans le clan des minettes
Toujours là, immobile, je palpe son grand front
hier encore si chaud
je soulève sa tete, la retiens dans ma paume
lui murmure quelques mots
que je dis en priant comme on rècite un psaume
A jamais sur le flanc, hote du lit profond
d'une terre qu'il aimait
ressuscitera t il au paradis des chiens
tel un loup apaisé
se souvenant de ceux qui pour lui furent humains
Au bazar des surprises
il y avait un destin
branché sur multiprises
je l'ai pris par la main
sur les sentiers déserts
dans l'antre des cités
j'ai rencontrè Prèvert
mais il m'a repoussée
Refrain
Dansons la Carmagnole
la bete est à genoux
en cascade la gnole
la remettra debout
Le clair obscur des bois
et l'horizon des mers
les instants d'autrefois
qui palpitent et vous serrent
"Enfin, voici ma Muse
attrapons la au vol
mais d'un geste qui ruse
elle me cloue sur le sol
Refrain
Dansons la Carmagnole
flanquè d'un chalumeau
incendions les bestioles
qui nous rongent les os
J' ai poursuivi ma route
avec un chevalet
pour imiter sans doute
l'Angélus de Millet
mais des fleuves d'ètoiles
ont inondé mes yeux
puis dèvasté la toile
de zébrures de feu
Refrain
Dansons la Carmagnole
avec de vieux croutons
coupons les roubignolles
de tous les Francs maçons
J'ai frappè des tonneaux
massacré des ficelles
bavè dans des tuyaux
et pincè la gazelle
j'ai entonné des hymnes
sussurè des fadaises
pinaillé sur des rimes
aussi pauvres que niaises
ALORS
Dansons la Carmagnole
vivent les dèbranchès
les ploucs les guignols
et les dèsanchantés
Sombres poutres vos yeux m'enchantent et pourtant ils sont mortsts
mais on croirait qu'ils songent encore au grand arbre abattu
dont vous étiez la chair
Longs futs ècorchès vous recouvrez mon front comme le couvercle du cercueil
et mes doigts vous repoussent. En vain, vous vous acharnez et le poids de votre matière
dècompose la mienne en myriades d'ètincelles,
S' il n'y a rien là haut, tout ici est là, puisque vos yeux s'envoutent sur les miens
comme l'amour infini sur le cadavre que je vais offrir à l'oubli.
Sombres poutres je demeurerai solitaire
imaginant l'odeur de vos entrailles
lorsqu'elles bruissaient, gorgèes de sève
je demeurerai solitaire, ècoutant les miennes
se rebeller déja contre leur pourriture
j'ai dégueulé ma voix sur l'aile du silence
jeunes gens approchez, soulevez mes haillons
et ne conspuez pas le rosatre sillon
stigmate ignominieux de vos concupiscences
La lesbienne fuyait devant les militaires
mais ils la rattrapèrent au bord de l'ocèan
et sur son corps meurtri par tout un règiment
la fillette posa son visage aux yeux pairs
Le ciel a fécondè la souillure des entrailles
quand la négresse vint tordre de ses doigts noirs
le spectre silencieux aux flancs du reposoir
quand le spectre tomba dans la fosse d'émail
C'était l'aube sanglante de la Nativitè
les orphelins claquaient le couvercle des malles
et glissaient à pas lents sur la froidure des dalles
pour accorder leur coeur au souriré ètranger
J'ai revé que le pape descendait du bordel
sodomiquement double,et que son fondement
posait la sainte hostie sur des lèvres d'enfants
tandis que son phallus bènissait les fidèles
A relais des Grands Ducs un Arabe candide
demanda poliment qu'on lui serve à manger
vers une nappe blanche où des lueurs dansaient
confiant il esquissa une foulée timide
mais deux affreux larbins l'empoignèrent au collet
et l'arabe tira pour se porter secours
le sang partout semait des larmes de velours
et dèlicatement les chandelles mouraient
Boulevard des Italiens passaient les jeunes filles
monstrueusement belles au bras de leur maman
parfois je m'immisçais dans leurs appartements
afin d'y renifler le parfum des familles
A l'armée du salut l'eau trouble des veilleuses
rèpand sur les visages une moiteur d'ègout
assises au bord des lits, les vieillardes dénouent
leur baluchon rempli de choses mystèrieuses
J'ai dégueulè ma voix sur l'aile du silence
et je ne sais plus rien de ce qui s'est passè
mes seins tournent de l'oeil, avides d'eau glacè
ma voix se fait lointaine comme une transparence
Des désirs incertains m'enchainent à moi meme
dèlivrez moi du mal mais ne m'aveuglez pas
sur l'ocèan brumeux une barque s'en va
au hasard des courants, vers des ilots de peine
Tu badines au dehors
mais tu pleures au dedans
et tes larmes, amphores
vieilles de cent mille ans
secrètement respirent
aux confins des tombeaux
de l'enfance et des rires
des rondes et des sabots
Aux quatre coins du mur
qui sont tes quatre doutes
tu fròles des ramures
des plages et des routes
par quel chemin s'enfuir
disent tes mains vacantes
qui peinent à s'ouvrir
obstinément ballantes
Solitaire tu t'affolles
enchevetrèe d'horreur
tu invoques l'idole
le génie rèdempteur
qui expiera tes drames
et soufflera la lampe
sur l'obsèdante trame
qui te ronge les tempes
Tu fredonnes en riant
et contemples tes pieds
mais ton corps oscillant
se fait le balancier
d'une èternité molle
où se brisent des vagues
où flottent des corolles
des orgues et des bagues
Et tu t'endors sans souffle
transparente et pudique
et tes doigts amoureux
se nichent dans des creux
profonds comme des cryptes